Aleister Crowley (1875/1947) un homme hors normes, membre de la Golden Dawn, il créa un centre en Sicile où se mêlaient occultisme, ésotérisme, philosophie, magie, alchimie, etc. En avril 1904, il a prétendu, au Caire, avoir reçu un message, par écriture automatique, d’une divinité. Ce message a également été retranscris dans sa totalité dans « Le Livre de la Loi », qui constitue une base de la philosophie de Crowley : le thelema.
En 1938, et ce malgré son inexpérience dans l’art divinatoire, Lady Frieda Harris (1877/1962) dessina les 78 lames du tarot Toth. Avec un savoir-faire mettant en scène toute une symbolique qui transmette émotion, sensibilité et finesse impressionnantes. Malgré une application minutieuse, il aura fallu cinq ans et parfois plus de huit modèles pour que la finalité satisfasse Crowley. Il se montra très pointilleux car il voulait en faire un chef d’œuvre. Ce n’est qu’en 1969 que le jeu fût publié pour la première fois.
Le tarot de Toth est un classique dans les jeux de tarots modernes. Il a té l’un des jeux les plus populaires à certaines périodes. Il a connu de multiple réédition et est connu pour sa beauté et sa facilité d’interprétation.
Grâce à ce jeu, on évolue dans un monde quasi-surréaliste. Les couleurs utilisées sont surprenantes, tout comme le symbolisme qui recouvre différentes disciplines (comme la science ou la philosophie). Beau, parfois inquiétant, ou extravagant pour d’autres, le tarot Toth est très en vogue actuellement. Crowley estimait que les atouts du tarot comprenaient un système complet de hiéroglyphes concentrant la totalité de l’énergie de l’Univers. Il a donc cherché a retranscrire cette croyance en y liant l’astrologie, l’arbre kabbalistique de la vie, les dix sephirot et les vingt-deux voies de liaisons. Le nom de certaines lames est différent du tarot traditionnel : l’Ajustement a remplacé la Justice, la Convoitise a remplacé la Force, l’Art a la place de la Tempérance, l’Aïon ou Eternité remplace le Jugement.