Le Tarot Fez Royal

Roland Berril, fondateur de l’organisation Mensa (qui regroupe des génies dont le QI est supérieur a 170) est le créateur du Tarot marocain le Fez Royal. Il en commanda les dessins, durant les années 1950, auprès de l’artiste peintre britannique Michael Hobde. Celui-ci est mort quelques jours après son œuvre, et Berril mourut avant la première édition à 500 exemplaires de son Tarot.

A travers ce jeu de Tarot, Berril a tenté de montrer le lien qui existe, selon lui, entre le tarot, l’astrologie, l’occultisme et le gnosticisme, un mouvement spirituelle provenant du bassin méditerranéen. Son souhait été de faire refléter dans son jeu la ville de Fez à son apogée, c’est-à-dire au XIIème siècle de notre ère. Cet outil divinatoire s’est développé en Europe grâce aux tsiganes qui l’ont importés.

L’arrière plan des gravures représente des paysages marocains. Plutôt de teinte neutre (noir ou blanc), ils mettent le personnage en valeur. Les sujets portent des couleurs à dominance rouge, bleu, jaune, vert, et leurs visages ne sont pas d’une grande finesse. La scène de chaque carte est bordée d’une voûte et de piliers couleur or. Les Arcanes sont fort semblables à ceux du Tarot de Rider Waite, créé par Pamela Colman Smith. Comme pour ce dernier, les Arcanes Mineurs ne sont pas numérotés. Les Arcanes Majeurs, quant eux, ne sont pas nommés, mais ont une numérotation en chiffre arabe, apposé discrètement dans le bas de la lame. Malgré cela, on retrouve des atouts très évocateurs comme l’Hermite (IX), la Roue de la Fortune (X) ou l’Arcane sans Nom (XII). Etant une copie du Rider Waite, ici aussi la Force et la Justice sont interverties.